L'Epi de Blé

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  • Bailleul : les fins palais avaient rendez-vous pour élire le meilleur potjevleesch

    Restaurateurs et charcutiers avaient rendez-vous à Bailleul vendredi pour le concours international de potjevleesch. Ce jury exigeant devait sacrer, parmi une cinquantaine de recettes proposées, le meilleur plat. Tout un art !

    On enfile les tabliers et on se retrousse les manches. Pas question de lambiner, c’est une affaire sérieuse. Vendredi après-midi, le bar-brasserie l’Épi de blé, sur la Grand-place de Bailleul, accueillait le concours international de potjevleesch. Vers 15 h, une cinquantaine de plats sont disposés sur une longue table. Pas un ne se ressemble.

    Luc Vanpoperinghe, du syndicat des bouchers charcutiers du Nord, rappelle le barème des points au jury. « La première note concerne l’aspect entamé et la décoration car on mange d’abord avec les yeux. Il faut que ça soit appétissant. »

    Vient ensuite la qualité de la gelée. C’est l’essence même du plat, sa substantifique moelle. « Elle doit être souple et savoureuse », assure Luc Vanpoperinghe. Le jury doit également noter la qualité des viandes, le goût général et l’assaisonnement. L’instigateur du concours s’y connaît, c’est la neuvième édition de ce rendez-vous « ouvert aux professionnels, aux amateurs et aux jeunes souvent apprentis ». En neuf concours, il y a eu des évolutions. « On avait proposé une note sur l’originalité à un moment, mais ça nous a donné des potjevleesch au chocolat ou aux cuisses de grenouilles, se souvient en souriant Luc Vanpoperinghe, qui milite pour que le « potje » soit reconnu sous l’identification de l’Union européenne « spécialité traditionnelle garantie ». Je préfère les bases classiques. »

    Les bases d’un plat typique, souvent un souvenir d’enfance pour les amoureux de la bonne chair réunis autour de la table. « J’ai toujours en tête celui de ma mère, confirme Luc Vanpoperinghe. Pourtant, l’année où je l’ai inscrite au concours, elle n’a pas été très bien classée ! »

    Couteau à la main, les juges triturent les plats, goûtent, se laissent surprendre. Il y a des bonnes et des mauvaises surprises, si l’on en croit quelques grimaces.

    Dans le jury, il y a Benoît Flahaut. L’ancien chef du Quanta et tout nouveau prof au lycée Sainte-Marie est venu remettre son titre en jeu. Son potje avait été sacré il y a deux ans. « J’ai aussi un de mes élèves qui participe dans la catégorie espoir. Je ne suis pas jury dans cette catégorie, mais j’espère qu’il va convaincre les autres ! »

    Les résultats seront proclamés ce samedi à 11 h, sous le chapiteau de la foire de Bailleul.
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